Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 14:01

Souvent, les connaisseurs m’ennuient.

 

J’aime faire des choses futiles tel que lire Elle, mais je ne l’avoue très rarement de peur de m’entendre répliquer par la lettrée de service que ce type de revue n’est bonne qu’à être parcourue dans un salon de coiffure …. et encore.

 

Je m’apprête à évoquer mes dernières vacances ? Le spécialiste des « voyages intelligents » m’interrompt pour expliquer que pour lui, si pas de vacances intello-sportivo, pas de vacances du tout. Pas de bras pas de chocolat.

 

Toute ouïe face au vacansologue, je ne vois pas s’approcher l’expert en bébéologie. La voilà qui se penche sur ma poussette « Elle a froid. Il faudrait lui mettre un blouson plus chaud ». He, renchérit le nutritionniste infantile qui ne veut pas qu’on l’oublie. « Elle mange trop de féculents. Pas bon pour les défenses immunitaires. A ce train là elle risque d’attraper une rhinite aigue et purulente ».

 

Quant à l’expert en cinéma d’art et d’essai hongrois, il est passé par ici. Je sais qu’il repassera par là alors pendant qu’il met ses grandes chaussettes j’en profite pour m’éclipser.

 

Dans le huis clos de mon bureau j’allume mon ordinateur et frétille en découvrant le buzz du moment. Sauf que ? Sauf que le spécialiste du travail est venu jusqu’à moi par écran interposé. Le spécialiste du travail c’est celui qui bosse pendant que tous les autres glandouillent et qui le proclame régulièrement ! « j’ai travaillé jour et nuit toute cette semaine et je n’ai pas eu le temps de suivre tous les aspects de cette polémique certainement passionnante » a-t-il déclaré sur le web, à la face du monde entier.

 
Sachez que pendant que vous lisez de stupides blogs en lolant non moins stupidement, d’autres travaillent. Eux !

 

Vous chantez ? Et bien demain vous danserez !

 

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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 11:55


 

 

La voiture c’est bien pour aller chez Ikea le samedi après midi ou pour aller à la fête organisée par Neuneu. Mais quand il s’agit d’aller bronzer intelligent au moment où il neige, ou de commenter les bonus des traders en direct de New York il faut opter pour l’avion.

 

Dans l’avion, on peut boire du coca, regarder des films, ou encore se plonger dans la presse internationale….le tout gratuitement !

 

Donc l’avion c’est bien. C’est bien, mais aujourd’hui c’est un peu angoissant quand même. Surtout si à l'approche de l'atterrissage on lit que le buzz français du moment tourne autours de la question suivante : y a-t-il un contrôleur aérien dans la tour de contrôle?

 

Le Figaro dit que pas toujours, Libé dit que les syndicats s'insurgent , le Monde dit qu'il y aura enquête et le gouvernement commande un rapport.
 

De quoi laisser en lâcher son croissant au gras dans son gobelet de café et fermer les yeux en priant que le pilote lui soit bien aux commandes.

 

 

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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 12:50

Epouser un mannequin chanteur c’est bien, avoir une « secret love affair » avec une vraie princesse qui porte des diadèmes et tout et tout c’est mieux.

 

Dans un livre choc annoncé en avant première mondiale par le Figaro, Valéry Giscard d’Estaing renonce définitivement à la poussérieuse technocratie parisienne et aux mines grisâtres des eurodéputés pour embrasser le rose bonbon. Dans un livre qui s'intitule mystérieusement "la Princesse et le Président", il raconte les amours flamboyantes d’une princesse aux yeux gris bleus et d’un sémillant Président de la République de France.

 

Résumons le pitch de l’œuvre.

 

1 Il était une fois une princesse très belle, très gentille et un peu plus portée sur la gaudriole que ne l'étaient les princesses de mon enfance. La princesse était malheureuse car son mari s’en allait depuis fort longtemps chevaucher une très méchante (et très laide) maîtresse. L’entrain qu’il mettait à contenter la dame était bien contrariant. Comme la gentille Princesse était d’un naturel optimiste, elle pleurait seule dans le huis clos de sa chambre à coucher, et poursuivait vaillamment sa mission suprême qui était d’aider les enfants qui avaient le sida.

 

2 La gentille Princesse s’appelait Pat de Cardiff (on ne fera pas de commentaire sur ce choix de prénom un peu hasardeux). Elle habitait le Pays de Galle, et faisait régulièrement la une des médias britanniques (car l’histoire se situe à l’ère médiatique, donc bien longtemps après la naissance de Blanche Neige).

 

3 Un jour, un homme dénommé Jacques-Henri Lambertye et Président de la République de France de son état, croisa la Princesse et l’embrassa. La Princesse lui lança alors un regard d’aimable curiosité, puis le suivit dans son chateau. Là la main du Président posa le pied sur la Princesse et s’en suivit une histoire faite d’amour, de chair et de sang.

 

4 Le livre débute par cette épigraphe fort mystérieuse: « promesse tenue ».

 

Fort de ces éléments troublants, des hypothèses ont été formulées quant à la vraie identité de Lady Pat et du Président Lambertye. Laure Manaudou et le Prince de Norvège ? Ségolène Royal et Vladimir Poutine ? Martine Aubry et Brad Pitt?

Il semble également qu'un message se cache derrière cette histoire d'amour. Est-ce une ode aux amours sincères mais interdites entre les eurosceptiques et les pro-européens ? Un appel au retour à la monarchie en France ? Une demande pour la pénalisation du cocufiage ? Les paris sont lancés.

 

Quoi qu’il en soit, on attend avec une impatience grandissante les mémoires de Jacques Chirac. Peut être y trouvera-t-on quelques anecdotes sur un Président qui faisait semblant de manger des pommes lorqu'il rencontra une riche américaine très belle et très célèbre, dont le premier mari était aussi un Président et dont le second mari était grec et fort petit en taille.

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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 11:37

La femme (et l’homme aussi d’ailleurs) a parfois besoin que son ramage et son plumage soient de beauté égale et pour cela elle s’en va gaiement, à intervalle régulier, shopper des vêtements ou chez le coiffeur.

 

Samedi, c’est chez le coiffeur que je m’en suis allée. Un salon de coiffure chic et sobre. Lignes épurées, du chrome, du blanc, une touche de jaune orangée pour réchauffer un peu l’ambiance. Le genre de salon où l’on vous apporte une tasse de café en même temps que Elle et Paris Match. Le genre de salon où la coloriste arrive discrètement derrière vous et susurre à votre oreille « qu’est ce que je peux faire pour vous ? ».

 

Ce jour là, j’ai envie qu’on me demande le secret de mon nouvel éclat et à qui sont ces beaux yeux là. Alors, j’hésite entre un balayage californien et un wet color. La dame en blouse blanche oscule mes cheveux et me lance un coup d’œil qui n’est pas sans me rappeler le regard de l’oiseau qui s’est récemment trouvé piégé dans ma cuisine. Je crains un instant qu’elle n’annonce bruyamment que j’ai des poux. Il n’en est rien. Elle a trouvé des cheveux blancs.

 

Je baisse la voix pour lui faire remarquer que je n’en ai vraiment pas beaucoup et qu’ils ne se voient pas. Elle insiste. Pour la faire taire, je suis prête à tout. J’accepte sa proposition, ce sera coloration légère, wet color et bain végétal. Ce sera naturel, chic et sobre. Ma carte bleue a l’intuition de se qui va lui arriver et frétille bien au chaud dans mon sac.

 

Pendant les deux heures suivantes on joue du pinceau, de la brossette, du ciseau et du séchoir au dessus de ma tête. Pendant deux heures, je sirote du café et me gave d’informations sur les derniers mariages en Europe, les hauts et bas de Brad et Angelina et autres rebondissements dans la vie de Ségolène.

 

Alors madame vous êtes contente ? Alors, je suis contente. C’est naturel, chic et sobre. Merci, ça vous fera 137 euros 50. Et oui, quand même ! A ce stade, les yeux d’oiseau pris au piège c’est moi qui en ai le monopole.

 

Maintenant et pour les trois prochaines semaines, mes cheveux sont naturels chics et sobres. Tellement, que personne n’a remarqué que ma chevelure avaient été poupounés deux heures durant avant d’être légèrement coupée ! Tellement que la disparition des mes trois filaments gris est passée totalement inaperçue.


 

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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 20:16
Pour cette photo du dimanche un cliché pris à Lake Mohave (Nevada - Etats Unis). Un lac au milieu du désert ... et beaucoup de bateaux dessus !


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