Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 15:43

Le Père Noël que je suis est harcelé de demandes de trucs Nintendo.
 

Heureusement ils sont très créatifs chez Nintendo. Leur site ne propose pas moins de 458 jeux. Oui ! 458 jeux différents. Heureusement, un formulaire de recherche permet de croiser différents critères, tels que l’âge et le type de jeux recherché. Parmi les catégories il y en a même une "spéciale parents" qui s’appelle « éducatif ».

 

La plupart des jeux sont à destination de petits et grands garçons avec sur les pochettes des guerriers bien masculins et des titres aussi virils que « alone in the dark » ou encore « call of duty : world at war ». Mais à côté de tous ces jeux pour héros en herbe il existe également des jeux pour les filles. Pour éviter les ambigüités on les a affublés de noms résolument fille tels que Cooking Mama ou Lea Passion bébé.

 

Dans Léa Passion Bébé (on notera au passage le caractère très recherché de cet intitulé) l’héroïne c’est vous, et vous, vous êtes une ménagère. Ou plutôt non, vous êtes une apprentie ménagère. Un peu en fleur, un peu femme de ménage et beaucoup babysitter, vous pourrez je cite «  préparer biberons et petits pots, acheter les bons aliments pour chaque bébé (NDLR 6 bébés vous ont été confiés par leurs parents), les bercer pour les endormir, les changer, les habiller... Si en plus vous réussissez à garder une maison propre, vous gagnerez beaucoup d’argent que vous pourrez dépenser pour vous faire plaisir. Après tout, c’est un véritable travail…. Qu’il s’agisse de tondre la pelouse, de faire de la décoration ou du ménage, dites-vous qu’une maison bien ordonnée est une maison agréable pour bébé. » fin de citation 

Mais, me direz vous le débat sur le caractère sexiste des jouets d’enfants n’est pas nouveau. « Call of duty : world at war » et « Lea passion bébé » ne sont ils pas de simples clones virtuels des aspirateurs roses et des trousses à outils qui pullulent dans les catalogues de jouets ?

 

Pas tout à fait quand même. Parce que lorsque la "poupée qui fait pipi" n'amuse plus on peut la laisser dans un coin sans la changer. Et si on oublie la casserole en plastique jaune sur la cuisinière en bois, elle ne fond pas. Alors que dans « Léa passion bébé », les bébés pleurent (la bande son est semble-t-il très réaliste), la maison s’encrasse, l’herbe pousse…Bref, la vie de ménagère virtuelle n’est pas un long fleuve tranquille...
 

Quand on pense que le jeu est recommandé à partir de 3 ans, cela laisse quelques années à Léa pour être au point dans les travaux ménagers. 
 

Mais bon, il faut voir le côté positif des choses. Si les jeux videos sont vraiment addictifs et conditionnent les comportements dans la vie réelle, Lea passion bébé est peut être LE jeu à offrir pour noël à certains papas  !!!!!!!

 

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 21:43

On dit qu’il faut souffrir pour être belle. Et bien moi je pense que l’on oublie de proférer que pour les vacances, c’est pareil. Que comme la beauté, les vacances se méritent. Et qu’il faut en baver pour mieux les apprécier !

 

Mais pourquoi dis tu cela Maman ? Je dis cela surtout parce que quand on habite un peu au-delà des frontières françaises, les vacances au pays et les bons petits plats comme là bas dit supposent beaucoup de patience, des trésors d’ingéniosité pour occuper des enfants pressés d’arriver, et pas beaucoup d’amour propre pour rester indifférent aux « gros yeux » du passager de devant qui supporte mal les coups dans son siège (pourtant difficiles à empêcher quand on tient un sac à vomi et qu'on a plus d'enfants que de bras).

 

Mais, comme l’esprit humain est bien fait, le souvenir d’un voyage cauchemardesque s’atténue juste avant qu’il soit à nouveau temps de prendre les billets pour les prochaines vacances au pays.

 

C’est ainsi qu’il y a peu, je me suis retrouvée à l’aéroport flanquée de trois bambins, dont un en poussette, et de plusieurs sacs. En route pour le comptoir d’enregistrement, nous avançons à la vitesse de l’escargot en goguette, mais nous avançons tout de même. Après un temps d’attente certain, qui semble d’autant plus long lorsque l’on évolue dans une file avec plusieurs enfants à garder en visuel et plusieurs sacs, nous finissons par arriver devant l’hôtesse. Comme il se doit elle prend nos passeports, pèse nos bagages, colle des étiquettes, tout en échangeant quelques mots avec sa voisine du comptoir d’à côté, le tout sans nous regarder. Puis de façon plus surprenante elle déclare « la poussette, il faut l’enregistrer en soute ».

 

J’ai suivi récemment un cour de tai shi alors je reste de marbre. A la différence de Maître Renard par l’odeur alléchée, je n’essaie pas de faire lâcher un fromage à cette créature qui cherche à me mettre de mauvaise humeur avant même d’avoir franchi la douane. J’essaie, en développant moult arguments judicieux, de lui démontrer à quel point pour mon bien être mais aussi pour la bonne administration de l’aéroport, il serait judicieux de me laisser ma poussette jusqu’à la porte de l’avion. Il ne sera pas dit qu’une hôtesse au sol peut se laisser attendrir. Elle ne cèdera pas. La règle est la règle. Quand on est sur ses deux jambes, on peut. Quand est dans un fauteuil roulant, on peut. Quand on est sur des béquilles, on peut. Quand on est dans une poussette on peut pas !

 

Mais pourquoi donc une règle si curieuse ? Et bien, comme le disent les parents à cour d’arguments rationnels : Parce que c’est comme ça et puis c’est tout.

 

Commence alors une longue, très longue épopée à travers l'aéroport en direction de la porte d’embarquement. Mais au moment ou nous nous rapprochons du but en descendant un escalator interminable, deux japonaises se postent au pied du tapis roulant. Un rayon de soleil ? Quelqu’un qui vole à mon secours ? Pas du tout. Voilà la plus jeune des deux qui sort son appareil photo et qui sans autre forme de procès tire le portrait d’une mère de famille française rouge écarlate, avec un bébé dans les bras, deux sacs en bandoulière et deux enfants d’humeur joyeuse et sautilleuse.

 

« Sont trop mignons vos enfants » dit la photographe. « Merci » je réponds.

 

Oui, les vacances ça se mérite.

 

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 13:15


 

Dessin de Martin Vidberg tiré de l'actu en patates


Maman s’est assise sur une petite chaise devant une petite table, pas très loin du tableau. Puis, la maîtresse a fait "hum hum ... hum... mais on se croirait dans la cour de récréation ici!", et tout le monde a rit. Puis, elle a dit qu’il était 18.05 et qu’on allait commencer, que ça ferait arriver les retardataires. Elle a dit qu’elle nous avait fait venir parce qu’elle voulait nous parler d’un grand projet : 2 jours en classe verte. Départ en bus, un dodo sur place, des ballades en forêt et tout et tout.

  

Là, effectivement, les retardataires ont commencé à arriver et la maîtresse les a excusés un par un d’un gentil sourire.

 

- « Super !» a dit le papa d'Oscar.

- « 6 ans ce n’est pas un peu jeune pour partir, même deux jours ? » a demandé la maman de Sarah.


C’est toujours comme ça. Impossible d’arrêter les bavards. Toujours prêts à intervenir sur les problèmes d'intérêt général.

Il y a celle qui trouve que oui c’est bien pour apprendre l’indépendance, mais que pour Pierre, ces derniers mois ont été difficiles avec la naissance de sa petite sœur, alors qu'une classe verte, c'est prématuré.
Il y a aussi le papa divorcé qui veut bien à condition que son ex-femme n'accompagne pas la sortie.
Et puis il y a Martine qui trouve que puisqu’on est tous là, elle aimerait bien qu’on parle du problème de la propreté des toilettes, parce que Violette se retient toute la journée et du coup le soir elle a mal au ventre. C’est vrai qu’elle a raison Martine, les toilettes ne sentent pas bon. Mais ce n’est pas tellement la question du jour. Et du coup, voilà
 le papa de Maxime qui s'agace et qui dit que dans une entreprise privée, on fixe un ordre du jour et on s’y tient. Que là il a du partir super tôt du bureau pour finalement perdre (un peu) son temps.

 

La maîtresse a demandé s’il y avait encore des questions. Quelques mains rebelles se sont levées une dernière fois. Puis elle a dit "merci, à bientôt" et qu’on recevrait un papier explicatif et une autorisation à signer. Une nuée s’est approchée d’elle pour savoir si Paul bavarde toujours, si elle ne peut pas donner plus de travail, ou si Clara ne serait pas mieux à côté d’Alix.

 

Mis bout à bout l’ensemble de ces dialogues s’appelle « réunion de parents ».

 

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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 21:48

A tort ou à raison les poux sont mal aimés. Ils sont mal aimés d’abord parce qu’ils sont assez fourbes pour se faire presque indétectables tout en provoquant des démangeaisons terribles, mais aussi parce qu’ils forcent à un peu d’humilité quand il s’agit d’avouer à la maîtresse qu’ils sont de retour.

 

C’est donc non sans effroi que Maman découvre que toute la fratrie…que dis-je toute la famille (et bébé compris) est atteinte de pédiculose (est pouilleuse quoi !). La réponse doit être immédiate et précise car les poux se reproduisent avec l’ardeur de ceux qui n’auront pas à éduquer leur progéniture. Une femelle pond 10 œufs par jour ! A ce rythme la gentille famille de poux se transforme vite en un gigantesque élevage.

 

Le pou n’a que faire de Maman qui l’arrose de moult lotions et qui le traque sans relâche avec un instrument de torture dénommé peigne à poux. Le pou se rit de Maman car le pou est retord. Un pou oublié malencontreusement sur le bord du lit et c’est 10 poux qui naissent le lendemain.

 

Ce côté colonisateur lui donne droit à tous les égards des pharmaciens et aux honneurs du ouèbe ! Presque 20.000 réponses googleiènnes à la question « comment se débarrasser des poux ».

 

A côté de publicités pour les produits avec ou sans insecticides et autres peignes électriques (qui électrocute l'indésirable), les internautes n’hésitent pas à donner leurs recettes personnelles. Parmi elles, une est très souvent citée et a retenu mon attention. Elle est basée sur la constatation que le pou n’aime pas le gras et qu’il a même horreur de la mayonnaise.

 

La première étape consiste donc à badigeonner toutes les têtes de la famille avec de la mayonnaise et à rester quelques heures dans cette tenue. Le gras étouffe les poux et après une nuit « les poux contre la mayo », le score du match est semble-t-il systématiquement favorable à la mayo. Au réveil (en admettant qu’on a dormi, ce qui m’étonnerait) on peut se laver, mais pas avec de l’eau…avec du vinaigre. Il faut en effet et sans attendre se faire tremper les cheveux dans du vinaigre blanc tiédi. Ca décroche les œufs parait il. Elémentaire précaution car qui dit œufs de poux dans les cheveux dit retour rapide de la famille poux.

 

D’après plusieurs témoignages, la méthode fonctionne bien et même très bien. Malheureusement Maman n’a pu convaincre personne (même pas elle-même) de passer une nuit la tête dans le gras.

 

C’est pourquoi chez Maman, les têtes ne seront pas sauvées des poux par la mayonnaise…bon je ne sais pas vous mais à force d’en parler ça me gratte derrière les oreilles !

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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 14:12

Ce n’est un secret pour personne le bio c’est branché. Et comme c’est branché, c’est partout. Dans l’assiette, dans le coton des t shirts, dans la garniture des doudous pour bébé et même dans l’assiette du chien.


Depuis quelques temps déjà Maman, toujours à la pointe de la fashion, s’est laissée entrainer dans cette tendance ethico-organique en achetant de plus en plus régulièrement des produits « issus du commerce équitable », autres pains multicérales au levain ancien, et petites fioles d’huiles rares (et chères) qui font la salade pleine d’omega 3.


Mais ce n’est pas seulement le côté panurgesque de maman qui l’incite désormais à fréquenter une épicerie bio.


Le coup de grâce est arrivé avec la lecture de ‘anti cancer’ de David Serban-Schreiber. J’ai commencé à feuilleter ce best seller debout avec moult à priori négatifs car l’auteur était pour moi associé à pas mal de controverses. Puis je me suis assise, puis je l’ai lu ce livre avec attention, puis je l’ai même acheté pour le relire chez moi !


L’auteur propose différentes pistes pour avoir un esprit sain dans un corps sain et analyse de manière fort convaincante (et documentée) comment ce que nous mangeons peut favoriser le développement de cancers et autres maladies ou au contraire limiter les risques.


Ce livre a été la goutte d’eau qui a révolutionné ma danse du caddie et m’a conduite à partir à l’assaut de nouveaux étalages...bio!


Dans le magasin bio de Maman, il y a deux grands types de clients. La première catégorie est constituée de ceux que les journaux appellent les décroissants. Le décroissant ne se reconnait pas nécessairement à un petit air Larzac pas bien propre. Il se reconnait à son panier. Il est vide ou presque. De la chicorée en guise de thé ou café, un peu de savon de Marseille et roule ma poule ou plutôt marche ma poule car notre client est venu pedibus. La deuxième catégorie c’est le bobo. On le présente plus, il est plutôt genre 4*4 (les velib ne sont pas arrivés là où Maman habite) et son caddie à lui est bien rempli. Biscuits bio, chocolat bio, barres de céréales bio, glace à la fraise bio…heureusement qu’il est là pour faire tourner la boutique.


L’ambiance est studieuse. Chacun fait ses courses avec minutie, décortique les étiquettes, se plonge dans une liste de courses établie par un gourou des enzymes. Une cliente prend l’air inspiré pour demander à la conseillère habillée en blouse chirurgicale un petit topo sur les qualités nutritionnelles du sorgho. Les rayons ont un air exotique: lentilles multicolores, graines à germer, algues en tout genre et céréales d’autrefois. Les fruits et légumes sont plus petits que dans mon supermarché classique et ont quelques défauts (mais pas trop) ce qui atteste de leur origine biologique, sans décourager le client.


Certes, le passage au total bio ne se fait pas sans une certaine élévation du prix du « panier de la ménagère ». Mais soigner sa couvée et avoir l’impression qu’on participe au sauvetage de la planète ça permet de se donner bonne conscience pour partir en vacance au soleil...ben c'est vrai quoi, la Martinique à noël ça fait rêver!
 

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